IRONCLAD

IRONCLAD (2011) Angleterre.
Un film de Jonathan English.
Avec James Purefoy, Brian Cox, Kate Mara, Paul Giamatti.
1215. La résistance d’une poignée de chevaliers faces au roi Jean, bien décidé à reprendre le pouvoir après la signature de la Magna Carta Libertatum.

Si, en Amérique, l’âge d’or du péplum semble être révolu (Le dernier Robin Des Bois n’ayant pas connu le succès escompté), l’Angleterre, de son côté, s’emploie pour reprendre le flambeau.

Centurion, Black Death et maintenant Ironclad. Tous des films anglais qui, sans atteindre la grandeur d’un Gladiator, arrivent à se glisser au rang de petits chefs-d’œuvre grâce à la violence, qui est devenue leur cheval de bataille.
Une violence tant dans les images (tout ces films peuvent avoir pour tag le gore) que dans les propos.


De ces trois films, Ironclad est sûrement le plus gore. Peut être même trop gore, au point de placer le film dans un registre fantastique. Même cette caméra très nerveuse n’arrive pas à masquer la violence des mises à mort. Le R-rated (interdit aux moins de 17 ans) s’impose tout naturellement.

Pourtant, pour qui supporte le gore, Ironclad a tellement de bonnes choses à proposer. Le choix de faire un péplum en huis clos est extrêmement efficace. Toute la stratégie d’une guerre est résumée dans ce film. Une partie défend un territoire, une autre tente de le coloniser. L’avancée de la partie adverse dans le château se fait étape par étape, ce qui contraint les défenseurs à revoir à la baisse les possibilités de survie qui leur reste, pour finir enclavés dans une toute petite partie du château.

L’interprétation est assez inégale par contre. Si les acteurs principaux offrent le meilleur d’eux même (mention spéciale à Paul Giamatti, inattendue dans un rôle aussi hystérique et sérieux), les rôles secondaires ne sont pas vraiment impressionnants. Kate Mara (Isabelle) reste très plate (physiquement aussi, mais bon …) dans cette romance têtue avec le templier. Dommage car de ce fait le côté romantique du film est assez désagréable et inutile. Et dire que Megane Fox était le premier choix des producteurs. sic!

La musique ne dépareille pas au film et propose même de magnifiques scores par moments.

La dramaturgie du scénario est très compacte, ce qui a pour agréable effet de proposer une histoire qui ne traîne pas en longueur et vient tout de suite à l’essentiel. Malheureusement, pour tenir cette tension, il fallait aussi changer l’histoire. L’arrivée des français est une des idées pour maintenir la pression. Pourtant, en réalité, les français ne sont venus que 6 mois après. La prise du château était aussi un élément important dans la progression du suspens. Il fallait un faux climax pour que le spectateur soit emballé. Le roi Jean n’a pourtant jamais pu prendre le château… tout de suite moins intéressant côté suspens dramatique.

Malgré ses défauts sommaires, Ironclad reste un péplum tout ce qu’il y a de respectable. C’est un bel exemple du film qui devrait connaître le succès en DVD et non en salle, car il vacille entre le blockbuster et la série B (il trouvera son public chez les amateurs d’horreur et non chez les amateurs de films d’aventure).

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