Captain America

Captain America: First Avenger (2011)
Un film de Joe Johnston
Une production Marvel
Avec Chris Evans, Hayley Atwell, Sebastian Stan
L’histoire de Steve Rogers, gringalet qui rêve de monter au front et qui y parvient, grâce à un sérum qui décuple la puissance physique.

La marvel prépare le terrain pour son avenger, la grosse part… euh … réunification de ses principaux super héros.

Peu de temps après Thor donc, (d’un niveau pas vraiment emballant, il faut le dire) voici que déboule ce très chère Captain America, le plus americain des super héros. Tellement américain que les clichés d’une Amérique forte, propre et bien belle, qui domine le monde, transpire dans le personnage.

A un poil près, la perfection de Captain America est comparable à celle de Superman, Chuck Norris ou, pire, Steven Seagal. Le héros jamais blessé, toujours beau même dans une bataille qui violente et qui déboule de nulle part, alors qu’on le croyait mort, dans un ralenti très romantisé accompagné d’une musique digne d’un héros.

Pourtant, ces clichés ne sont que la toile de fond de ce qui s’avère être un joli film très appréciable.

L’univers rétro de l’histoire est déjà un atout. La réalité parallèle de la seconde guerre qu’on nous décrit ici est, certes remplie d’anachronisme, mais arrive tout de même a être crédible. Le film ne va pas aussi loin qu’un « Captain Sky and the world of tomorrow » et préfère limiter son incursion dans le fantastique pur. Les effets spéciaux ne servent qu’à amplifier la réalité (ce saut du haut d’un char d’une quinzaine de mètre) et non à créer une réalité trop déstabilisante.

Les scènes d’actions son plutôt bien foutues en prouesses solo mais trainent beaucoup les jambes dans les attaques massives. Ce qui a pour effet de rendre le film très léger comparé à un autre film de guerre. Joe Johnston ne maîtrise pas encore ce type d’attaque spectaculaire et préfère peaufiner ses duels.
Au terme d’une suite de séquences d’actions bien chorégraphiée, il délaisse subitement le combat final, préférant expédier le tout par une séquence trop rapide pour être vraiment compréhensible et, surtout, qui détruit la dramaturgie pourtant bien enclenchée du film. Le combat du bien contre le mal se termine sur une vulgaire séquence toute bête.

Je n’échangerai pas encore un DC pour un Marvel de cette trempe, mais j’avoue que Captain America place la barre assez haute. Par contre, s’il y a un 2, je ne serai plus aussi emballé. J’ai aimé celui là pour cette ambiance rétro fantastique, justement. Maintenant que Captain America vit dans notre génération … ça va complètement changer le style.

Et, comme presque toujours, la marvel nous gratifie d’une séquence bonus à la toute fin du générique. On y voit Captain America exploser un sac de sable, puis Nick Fury arrive tranquillement derrière lui et lui dit qu’il y a du boulot qui l’attend. Cut au noir. Puis on nous balance un trailler alléchant de « The Avengers ». Clap Clap.


Captain America est en somme un sacré bon film. Il manque juste cette sensation de grandeur dans ses combats (les seules scènes d’actions vraiment spectaculaires sont vite expédiées dans une suite de séquences montées à la manière d’un clip). Un peu plus de considération pour les seconds rôles aurait aussi relevé le niveau du film. Car ici seul Howard Stark (père de Tony Stark/Iron Man) possède une vraie personnalité bien développée.

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