Anthologie de l’horreur Part 1: Masters of Horror

Dès son annonce en 2005, cette série créée par Mick Garris (réalisateur de Psycho 4, le fameux remake de shining qui n’a rien de honteux) avait fait d’énormes bruits. Une série télé qui rassemble les plus illustres réalisateurs dans le cinéma de genre.

en plein boom de l’horreur (la période autour de 2005 a vu renaître l’horreur pure au cinéma grâce à des films osés comme Saw, The descent, la colline à des yeux …) la chaîne de télévision showtime ose relever le défi de proposer l’horreur à la télé. Personne n’avait osé espérer un tel résultat étant donné que les productions télé sont le plus souvent très timorées.

et pourtant, dans cette anthologie de 55min par épisode, on trouve des oeuvres vraiment étonnantes, sinon des chefs-d’oeuvres. Dès la saison 1, les compères placent le niveau bien haut.

Parmi les meilleurs épisodes, on notera le segment de Dario Argento (Jenifer) qui est vraiment la renaissance du maître du giallo dans un autre univers, celle de l’horreur pure. Un niveau de sadisme très confortable et un traitement très soigné.
Immanquable aussi, le segment de Takashi Miike (Imprint) qui est le seul épisode interdit de diffusion (on n’en attendait pas moins de ce taré de Miike).

Autre segment remarquable, Deer woman (La belle est la bête – jolie traduction) de John Landis qui reste fidèle a ses amours en offrant une fable horribilo-comique. Dans le même panier, Homecoming (vote ou crève) de Joe Dante qui se regarde vraiment avec rire et plaisir.

Par contre, le segment de Tobee Hooper (Dance of the dead), de Mick Garris (chocolat) et celui de Lucky McKee (Sick Girl) arrivent tout juste à remplir le cahier des charges. Trop moyens vu leur potentiel.

Quelques déceptions aussi, comme dans toutes les anthologies. John Carpenter (Cigarette Burns), Don Coscarelli (La survivante) et Larry Cohen (Pick Me up) livrent chacun des segments bien en dessous de la moyenne. Vraiment dommage, surtout pour Coscarelli.

Dans la saison 2, toujours sous la houlette de Mick Garris, les anciens restent fidèles à eux même (Tobe Hooper toujours moyen, John landis toujours excellent, Dario Argento toujours dans la bonne voie de sa renaissance). et les nouveaux sont plutôt timorés. The V Word de Ernest Dickerson est certes un hommage au film de vampire, mais un hommage raté. (Mais pas grave, il nous fera par la suite quelques épisodes de l’excellent Dexter et du très bon Walking dead).

La plus grande surprise reste surement le segment de Brad Anderson (Sounds Like) qui s’avère être un digne successeur de David Cronemberg.

Beaucoup plus de segments paraissent inutiles dans cette deuxième saison.

Mais quoi qu’il en soit, Mick Garris nous a fait l’impossible. Donner carte blanche à des réalisateurs, pour un projet qui passera à la télé. La chaîne de télé showtime est aussi à féliciter pour avoir osé produire un tel concept.

depuis 2007, masters of horror a été officiellement arrêté. Les droits ont été rachetés par la Lionsgate et la diffusion est passé chez la NBC. Le titre a été changé, maintenant c’est Fear Itself. Le concept a perdu de sa rage (plus de gore ni de nudité, NBC étant largement plus timoré que Showtime).

une aventure assez courte mais vraiment intense qui se doit de figurer dans la vidéothèque de tout amoureux du genre.

Masters of horror, non content d’avoir ranimé l’intérêt pour le cinéma d’horreur, a aussi fait beaucoup d’émules plus ou moins réussis. Masters of italian horror, Masters of Science-Fiction.

Et, en bonus, je vous présente ici le projet « amaters of horror ». Comme son nom l’indique c’est une série fait par des amateurs de l’horreur. Une bande de jeune (étudiants en cinéma ou juste amoureux du genre) se sont mis à transposer leur vision de l’horreur sur bande. Je ne dirais pas que la série est excellente, mais elle est portée par un réel amour et une bonne conviction. Souhaitons lui une longue route.


site officiel de la série amaters of horror

Et la playlist dailymotion pour la saison 1

A noter que le segment « Le réveil de L’horreur » a été réalisé par un malgache du nom de Mirindra Ramaroson.

Et l’équipe accepte volontiers les courts métrages amateurs pour l’inclure dans leur collection et pour préparer la troisième saison.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s