Il était une fois… le mot partage

L’histoire ne commence pas au temps des chevaliers, princesses et autres créatures magiques. Elle ne finit surement pas avec une vie heureuse et beaucoup d’enfants. Pourtant ça parle d’amour.

Alors reprenons… il était une fois le mot partage. Il vivait heureux dans le royaume du téléchargement. Les autres roi de la régions avaient une haine et une jalousie tellement grande envers lui, qu’ils n’auront de cesse de le traquer, jurant sa mort. Et pourtant, le mot partage avait toujours su tenir tête à ces attaques incessantes.

Au fil des années de combats, il a pu monter une puissante armée : les Uploaders. Grâce à cette armée d’uploaders, le royaume du téléchargement est devenue une forteresse quasi-imprenable. La vie était belle dans ce royaume. Le roi n’exigeait aucune taxe envers ses habitants. Il lui demandait juste le respect et la gratitude. Un merci en échange du riz. Voilà une bien belle politique.

Mais d’autres ennemis, aussi fourbes et cupides les uns que les autres, commençaient à attaquer le royaume de l’intérieur. Fake, leechers, virus, revendeurs… des clans se sont formés un peu partout dans le royaume, détruisant petit à petit l’utopie du mot partage.

Certains habitants ont perdu leurs bonnes manières, et ne disent plus merci pour leur plat quotidien.
D’autres abusent de ce privilège et prennent tout pour eux sans laisser le moindre grain pour les autres.
Il y a aussi ceux qui empoisonnent le riz, rendant plusieurs foyers infectés par un virus malsain.
Et enfin, il y a ceux qui profitent de cette opportunité pour s’enrichir.

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Plus concrètement, je voudrais faire un coup de gueule à propos de ce mot partage. Sur les boards de téléchargements, les uploaders proposent leurs up gratuitement. un bon uploader qui se respecte, un board digne de ce nom ne propose que leurs liens perso. ils ne reprennent pas le lien des autres. Une fois mis en ligne, le fichier peut donc être téléchargé par les downloaders. Aucune somme d’argent en échange, juste un merci adressé à l’uploader.

Et pourtant, mis à part le problème du merci, les downloaders perdent le sens du mot partage. Certains n’hésitent pas à vendre ce qu’ils trouvent gratuitement. C’est même devenu un business florissant à Madagascar. Les magasins de DVD parsèment chaque coin de rue de chaque quartier.

Des films, des albums, des logiciels, des documentaires. Ce qui se vendait sous le manteau s’étale maintenant sur les trottoirs.

15.000, 25.000, 50.000 fmg … des prix que je trouve abusés, en prenant en compte le sens même du mot partage.

Et puis, bon… je suis de la vieille école. Celle qui reste persuadée que le partage devrait être libre et gratuit. Celle qui se fait bonne conscience en disant « c’est pour ma consommation perso. je n’achète pas, je ne revends pas ».

C’est bien pour cela que je soutiens le concept du « partage pour partager ».

Voilà… le texte inutile du mois.

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